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03.01.2008

Surtout, laissez-les faire... (ou: d'une perte d'appétit au nom de l'amour de la bouffe)

José is back. La moustache du faux péquenaud, la pipe trémoussante, mais sans la faucheuse (en plein Paris, ça sert à rien).

Pour demander pardon de ses conneries? Pour reconnaître que répandre du sel sur des champs massacrés de producteurs de cultures OGM, c'était symboliquement grave?

Pour dire qu'il regrettait, au nom des petits merdeux qui ont poussé au suicide un agriculteur OGM, ses actes de désobéissance incivile?

 Naaan... José, il est inébranlable. C'est le retour de Djizus Kraïst, José. José Christ, vous connaissez? José, il est venu rendre "toutes choses nouvelles". Parce que José, il est fort. La preuve: pour promouvoir son authenticité et son amour de la bonne bouffe (ouais, du roquefort dans tous les biberons, et du pinard obligatoire!!!), il avait embauché Karl Zéro, symbole de l'honnêteté politique et journalistique comme chacun sait, pour faire ses clips de campagne présidentielle.

Parce qu'aujourd'hui, le combat technophobe, ça se fait avec les paillettes, les plumes dans le cul et le café commerce équitable dans le mug "Larzac je t'aime."

 

Alors là, José n'a plus faim. Ne veut plus avoir faim. Il s'engage. Il fait du bruit. Il attire l'attention de Saint Ségolène du miracle inadvenu. ça se passe là, et c'est grotesque:

 

PARIS - Grève de la faim anti-OGM. Le militant altermondialiste José Bové et une quinzaine de militants anti-OGM ont entamé jeudi à Paris une grève de la faim pour faire pression sur le gouvernement afin qu'il applique une clause de sauvegarde qui interdirait la culture du maïs transgénique.

"Le gouvernement s'est engagé à appliquer cette clause de sauvegarde" interdisant la culture du maïs MON810, le seul actuellement autorisé en France, a justifié José Bové devant les journalistes. "Nous sommes en grève de la faim parce que la parole n'a pas été tenue", a insisté l'ancien candidat à la présidentielle, "ces engagements doivent être respectés". Les anti-OGM dénoncent le simple gel des cultures OGM décidé jusqu'au 9 février. Celui-ci est vécu comme une provocation dans la mesure où le maïs n'est pas cultivé en hiver.

Partis à pied de la tour Eiffel, la quinzaine de grévistes, soutenus par une cinquantaine de militants, se sont rendus devant le ministère de l'Ecologie, avenue de Ségur (VIIe arrondissement). Ils y ont installé une caravane, destinée à accueillir "un piquet de vigilance" pour rappeler le mouvement "à tous ceux qui viennent à ce ministère", a expliqué José Bové. Une délégation a été reçue par la secrétaire d'Etat à l'Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet.

"Les engagements du Grenelle et du président de la République, ils sont tenus", a affirmé cette dernière. "Il y a pour le moment un gel de la culture OGM jusqu'au 9 février", a-t-elle rappelé. "Dans l'attente, on a mis tout de suite en place un comité de préfiguration de la Haute autorité sur les OGM (qui) rend ses travaux mercredi ou jeudi prochain", a-t-elle ajouté. "C'est ces travaux qui éclaireront les conditions de mise en oeuvre de la clause de sauvegarde", a-t-elle expliqué.

Si l'avis du comité "est défavorable ou s'il est réservé, il y aura une activation de la clause de sauvegarde, conformément aux engagements du Grenelle de l'environnement et en application du principe de précaution", a précisé la secrétaire d'Etat, affirmant que c'était "une affaire de quelques jours".

Les grévistes de la faim se sont ensuite installés rue de la Banque (IIe arrondissement), dans l'immeuble squatté depuis le 26 décembre 2006 qui a été baptisé "Ministère de la crise du logement", notamment à l'initiative de l'association DAL. Ils y ont reçu la visite de la socialiste Ségolène Royal venue les soutenir dans l'après-midi.

Les grévistes de la faim promettent de poursuivre leur mouvement tant que la France n'aura pas envoyé officiellement un courrier demandant à la Commission européenne l'application de cette clause de sauvegarde. "Pour que la grève s'arrête, il suffit que la France envoie une lettre à Bruxelles", a résumé Yves Manguy, ancien porte-parole de la Confédération paysanne et gréviste de la faim.

"On attend impatiemment que le gouvernement fasse ce qu'il a dit", a lancé Laurence Godfroy, fermière en Dordogne et elle aussi gréviste de la faim. "Dès qu'on a su que le moratoire était passé à la trappe, on s'est dit que trop c'est trop et on a décidé de se lancer dans cette grève", a-t-elle affirmé.

Les 15 militants, qui ne s'alimenteront plus pendant une période "illimitée", souhaitent surtout que la clause de sauvegarde soit activée avant le 9 février, date de la fin de la suspension de la commercialisation du MON 810 décidée dans la foulée du Grenelle.

Le gouvernement présentera le 15 janvier à l'Assemblée son projet de loi sur les OGM, un texte qui déçoit les opposants aux cultures transgéniques. Selon la confédération paysanne, il "rendrait possible le développement des cultures d'OGM". AP

Commentaires

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Ecrit par : Machin | 04.01.2008

Cher Machin, le lien ne fonctionne pas. De quoi s'agissait-il?

Ecrit par : Bruno | 04.01.2008

Ouais, il nous pollue le mec: c'est lui qu'il faudrait interdire par des voies légales.

Ecrit par : Elise | 05.01.2008

José, pollueur? mais non, ma bonne dame: le roquefort, c'est 100% moisissures authentiques sans ajouts chimiques!

Ecrit par : Bruno | 05.01.2008

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