20.01.2008

C'est un peu embrumé, mais ça pourrait bien se dégager

Il y a ce couple vraiment peu commode à manier, en philo: transcendance et immanence.

Bon, ok, c'est un fait établi: il ne s'agit jamais que de faire entrer en surintensité un certain plan d'immanence, la texture même des choses, leur matérialité, d'élever tout ça au rang de chair, voire de peau (pour la sensualité, la profondeur, tout ça). Et de favoriser les flux inter-humains, le désir, etc. Et, bien sûr, de créer des brèches, de générer des implosions, d'incendier le réel.

Implosions, et non pas explosions. Parce qu'il ne faut pas sortir fallacieusement du champ d'immanence, il faut refuser les mouvements intellectuels d'hypostase en réalités transcendantes de singularités purement immanentes.

Mais la question est: tôt ou tard, les implosions ne finissent-elles pas par produire des flammes et les fumées qui vont avec?

Et flammes et fumées, alors, immanquablement, de s'élancer vers le ciel... 

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