« 2007-12 | Page d'accueil
| 2008-02 »
21.01.2008
Construisons l'Europe

Voilà qui clarifiera ce qu'on peut appeler "l'identité européenne".
01:59 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Politique, Europe
"Redresser" la SF: quelques audacieuses propositions
Lectorat siphoné, finances moribondes, capitaux en fuite: alors même que les années 2000 incarnent sans doute une exceptionnelle période de création en science-fiction française, ça mollit méchamment du côté des portefeuilles, des éditeurs comme des auteurs.
Certains anciens, habitués jadis à vendre sans forcer à plusieurs dizaines de milliers d'exemplaires, s'étonnent aujourd'hui de peiner à boucler les fins de mois, et l'on parle d'immense succès public lorsqu'après trois ans d'existence un livre atteint les 30 000 exemplaires vendus...
A cette conjoncture passablement déprimée, quoique non encore désespérée, il conviendra d'avancer des explications puis des remèdes.
Les explications: une dissémination/dilution de l'ancien lectorat dans un nombre toujours croissant de centres d'intérêts; une augmentation lamentable du nombre de livres publiés, ce qui a nécessairement influé par la négative sur les chiffres moyens de vente par livre , etc.
Sur un plan plus proprement intellectuel et esthétique, le déclin commercial de la SF ne tient qu'à une seule chose: la SF a cessé d'être sale. Aujourd'hui, l'auteur de SF est propre, le doigt bien posé sur la couture. Dans d'improbables romans jeunesse, il ne refusera pas, à l'occasion, la difficile mission d'initier les jeunesses illettrées de la France profonde aux plus rugueuses problématiques sociétales. Autrefois il choquait, il écrivait dans une langue infâme, il était illustré par des couv' kitsch. Maintenant il éduque, il enseigne, il "intervient" dans les collèges. Il est passé du côté des costards reprisés de profs et des après-midis ludiques en bibliothèques municipales.
Avant il écrivait comme un porc. Maintenant il fait du style, parfois même il passe chez les traîtres de la litt'gèn'.
Idéologiquement, il a cessé de s'opposer réellement à toute forme de pouvoir. De pétitions mécaniquement signées en vagues ronchonnements anti-nanistes, il semble s'emmerder en politique. La subversion est morte, et comme la terroriste Sonia Wolguelane des Songes de Mevlido de Volodine, l'auteur de SF vit "dans les bas-fonds de la révolution manquée". Ses positions intellectuelles sont chiantes. Spiritualité (parce qu'il faut kiffer un peu quand même), mais sans transcendance (parce que c'est patriarcal, condescendant, secrètement phallocratique, voire totalitaire), sa pensée se résume très bien dans la chanson de Matmatah "La Cerise":
Alors que faire? Quels remèdes apporter au corps fébrile et morbide de notre chère SF?
Eh bien, les remèdes les plus simples, qui seront également les plus efficaces. Se souvenir de ce que nous sommes: des Gaulois. La patrie de Laurent Gerra et de Jean-Marie Bigard. Celle de Clara Morgane aussi. Remettre un peu de tirlipimpon sur le chihuahua dans tout ça:
Et comme je ne suis jamais regardant sur les efforts que je fournis, j'ai fait appel à quelques experts de ces deux milieux (Transhu, Dayl' et Trinity-girly, Mnémosyne, entre autres). Nous sommes aujourd'hui fier de pouvoir présenter un projet entier de catalogue de Sexy-fiction, Pornak'SF (le label exact restant à préciser...). Dans le catalogue, donc, et en prenant bien conscience que toute ressemblance avec des titres existant déjà ne serait que pure coïncidence (oui, oui, on a bien regardé "l'autre côté de l'événement", et y'a pas à dire: ce n'est qu'une pure coïncidence) : (entre parenthèses figurent les auteurs du titre indiqué: Transhu = T, Dayl' = D; Trinity-girly = TG; Mnémosyne = M; Systar-Bazar = S)
-Les Hardeuses du Contrevent (S); La Zone du Derrière (TG)
-Villa Latex, Babylon Boobies (S); Babylon Dirties (TG); Dieu pratique-t-il des levrettes noires? (TG)
-Nichons du monde Fluctuant (S)
-Bondage de Diamant (D); Forniconomicon (D)
-Les Cunivores (S), La Cité Nymphomane (T)
-La lune seule le suce (S); Faerie Fuckers (S)
-Aucune rondelle aussi lointaine (S); Le chibre des ombres (S)
-Les futurs fisteurs de Paris (S), dont Le trou de balle du néant (TG); Tampax Americana (TG); BDSM (TG)
-Bondage des Intouchables (S); Herpès Palace (D); Le serpent à quéquette (TG)
-Alvin le Fesseur (D); La sodomie Ender (D)
- Le goût de l'immoralité (S); Blanche-Fesse et les spermicides (S); Délires d'obsédés (TG)
-La glaire aux atrocités (D); Vermillion Sade (D)
- Le braquemart du vautour (S); A vos fouets (TG); Le syndrome Godemichet (TG); Confessions d'un érotomane mangeur d'opium (TG)
-Les anales du fist-monde (S)
-Touze à Zanzibar (S); La bite déchiquetée (S)
-Belle de Motte (M)
-Minuscules flocons de sperme depuis dix minutes (T); Nid de cocus (TG)
-Requiem pour Philip K. Bite (TG)
-Le puits des jouissances perdues (D); Attachez-moi (D)
-Fantômes et foufounes (TG)
-Les cailles du maquereau (D)
-Le cuni des étoiles (TG)
- La machine à explorer le gland (D)
-La cité des déviants (TG)
- Les Mille et un vits de Billy Milligan (TG)
-Le Guide du Niqueur galactique (TG)
-Pénétration (I can't get no) (TG)
-Luxure intérieur (D); Du monde travesti (D)
-Capote sur Glandahar (TG)
-La serviette écarlate (D)
-La cité des seins et des trous (TG)
-Chronique d'une verge entravée (D)
-Chrono-minous (TG)
-La pine dans l'oeil de Dieu (TG)
-Deus sex (TG)
-L'espèce de pénétration (D)/ L'espace de la pénétration (S)
-Les androgynes rêvent-ils de roustons électriques? (TG); Les Glands de la Lune Alphane (TG)
- La fesse (D); Succions (D)
-Nouveau Vit TM (TG)
-Les doigts baladeurs (D)
-La Débandade (TG)
-Une feuille-de-rose pour l'ecclésiaste (TG); Les phéromones de la fesse bleue (TG)
-La profondeur du con (D)
-La guerre des pines (TG); Le royaume lubrique, La Rivière aux zizis, L'île de la défouraille, Les biroutes de l'ombre (TG)
-Le Gode dans le labyrinthe (D); Les gonades urbaines (D)
-Le syndrome du scopophile (TG)
-Des fleurs après fellation (D)
-Lap-Dance des six Lunes (TG)
-Demain, les chiennes (D)
-Foutre (D)
-L'homme sans parties (D)
-Machines séminales (D)
-Le cimetière des seins (D)
-Pine (D)
-Quand elle a crié sur un 69 (D)
-L'impuissance de l'invisible (D)
-La main moite de la nuit (D)
-La faune de l'orgasme (D); La foune de l'espace (D)
-Geisha, coïts de l'homme-éléphant (D).
A suivre, mais sans doute sur les blogs de mes compagnons de jeu... moi j'ai donné!
00:45 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note | Tags : science-fiction, porno, Clara Morgane, je ne suis pas responsable de cet article c'est Trinity qui m'
20.01.2008
C'est bien vu... (La cuite, de Jean-Marie Bigard)
Les détails sont très bien observés.
23:25 Publié dans Ce mec a raison | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Jean-Marie Bigard, humour, alcool, quand Systar revient des soirées Actu SF
Au revoir, maestro
Systar est en deuil. Carlos n'est plus. Sa grosse voix, son bidou, son dessin animé, son Père Noël du Supermarché, Ali Baba, Big bisou, et bien sûr les chansons Club Med qui ont bercé mon enfance, y compris cette petite sucrerie:
Bye bye, Carlos.
18:54 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Musique, Carlos, Tirelipimpon sur le chihuahua, Club Med
Hapax Illiana: la bande-son (2)
Pendant les dernières retouches de ce texte qui ne verra jamais le jour, il y a eu ça, aussi:
Après, il y a eu l'ombre de ton sourire, histoire de boucler en beauté cette interminable histoire de sourires gênés, discrets, empêchés... d'ailleurs ça finit avec un peu de "Jésus que ma joie demeure"... c'était le morceau parfait.
18:23 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Musique, Savage Garden, The shadow of your smile
C'est un peu embrumé, mais ça pourrait bien se dégager
Il y a ce couple vraiment peu commode à manier, en philo: transcendance et immanence.
Bon, ok, c'est un fait établi: il ne s'agit jamais que de faire entrer en surintensité un certain plan d'immanence, la texture même des choses, leur matérialité, d'élever tout ça au rang de chair, voire de peau (pour la sensualité, la profondeur, tout ça). Et de favoriser les flux inter-humains, le désir, etc. Et, bien sûr, de créer des brèches, de générer des implosions, d'incendier le réel.
Implosions, et non pas explosions. Parce qu'il ne faut pas sortir fallacieusement du champ d'immanence, il faut refuser les mouvements intellectuels d'hypostase en réalités transcendantes de singularités purement immanentes.
Mais la question est: tôt ou tard, les implosions ne finissent-elles pas par produire des flammes et les fumées qui vont avec?
Et flammes et fumées, alors, immanquablement, de s'élancer vers le ciel...
16:00 Publié dans Philosophie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Philosophie, immanence, transcendance, Deleuze c'est cool mais y a pas que lui dans la vie
Le jeu - Quelques formules d'Alain Juranville
"Or qu'est-ce que l'identité de l'existence, quand cette identité est posée (se pose) objectivement? Qu'est-ce que l'identité objective de l'existence? Non pas d'abord et décisivement raison, comme dans la tradition métaphysique, mais jeu, jeu essentiel."
Le Jeu - La philosophie comme savoir de l'existence, tome 2, PUF, Philosophies d'aujourd'hui, p. 6.
"Accéder à l'identité objective de l'existence essentielle, c'est alors, d'une part, reconnaître la finitude radicale qui surgit dans la rencontre de l'Autre, et qui fait s'effondrer toute raison déjà là et, d'autre part, poser, pour cette finitude qui réduit à l'objet ex-sistant, un principe qui se reconstitue imprévisiblement, qui se recrée, à partir de l'Autre. C'est donc affirmer, au-delà de la raison, le jeu.
Pas de jeu en effet, même le jeu d'un enfant solitaire qui pousse des pions, fût-il l'enfant royal d'Héraclite, qui ne suppose que s'y fera la rencontre de l'Autre, avec la finitude qu'elle inflige. C'est la part de hasard présente en tout jeu: qu'on puisse y gagner ou y perdre, et que toujours d'abord on y perde. Et, en même temps, dans le jeu, cette rencontre avec l'Autre est voulue, d'abord certes par celui qui institue le jeu, mais aussi par tous ceux qui "entrent dans le jeu", et se "mettent en jeu" à leur tour. Voulue à partir d'un principe qui, au-delà de la seule rencontre de la finitude, ordonne toutes les règles, toute l'objectivité du jeu. Mais à partir d'un principe qui d'abord n'apparaît pas comme valant pour tous, comme nécessaire, qui d'abord apparaît comme simplement possible. C'est d'un tel principe, pourvu qu'il soit essentiel, pourvu qu'il ne soit pas, comme dans le monde commun, le principe conventionnel d'un jeu qui se dissoudrait dans la toute-puissance de la raison, qu'il doit s'agir pour l'identité objective de l'existence. Laquelle est donc bien jeu, jeu essentiel." (ibid., p. 6)
15:23 Publié dans Ce mec a raison | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Philosophie, Alain Juranville, existence, Heidegger
19.01.2008
L'embarras du chieur
Le chieur n'est pas l'exact symétrique de la chieuse. C'est un timide, un bouleversé, un complexé, alors que la chieuse est une extravertie qui s'assume.
Le chieur n'est pourtant pas particulièrement mal loti par la nature (ni plus ni moins que le connard ou que le salaud, sans parler du "mec bien"). Mais non, il y a toujours un moment où il préfèrera s'éclipser, ne pas accepter les invitations ou ne pas faire la fête comme tout le monde. A noter qu'il est d'autant plus chieur qu'il ne l'est pas toujours, et qu'il est capable de bringues mémorables, comme n'importe quel soifard décomplexé et n'importe quel kéké des plages ou des boulevards parisiens (avec la fameuse variante des "pédés à mèche", copyright Dayl'). Et puis il y a toujours un moment où vous l'inviterez à une teuf, et il dira non.
Regardez, pour bien comprendre, on va prendre un exemple concret. Mettons une chic nana, une nénette bien de chez bien, qui ferait, je sais pas moi, une "soirée filles avec des vrais morceaux de mecs dedans" (la grande question étant: quels morceaux du mec?). Elle invite, le plus naturellement, au beau milieu d'un paquet de goules et de vampires joviaux et irrésistibles, un chieur.
Mettons que ça se passera le 8 février, ou dans ces eaux-là. Là, le chieur a deux possibilités (ou trois, mais la troisième est un aveu de faiblesse auprès de la chic nana):
- dire qu'il a finalement un vieux pote de passage à Paris, qu'il doit impérativement voir ce soir-là, paske le mec repart le lendemain pour les Emirats Arabes Unis (ils ont bon dos, les émirats arabes unis!)
- balancer ses théories oiseuses sur la singularité et le nombre, genre: "tu sais, j'aime les expériences frontales, un face-à-face réel entre des singularités authentiques, uniques. Si le moment partagé n'est qu'une concession faite à l'ordinaire jeu social sacrificiel, où l'on n'est qu'une ombre dans le nombre, il n'y a rien de la force d'un événement, rien d'inoubliable."
- reconnaître qu'en fait il adore confisquer les gens rien que pour lui, et qu'en fait au-delà de trois personnes dans la discussion (le Dayl' ou le Transhu faisant d'idéaux compléments trinitaires, à moins que ce ne soit la chic nana qui fasse l'idéal complément à la perfection intrinsèque du Transhu ou du Dayl'? ), il s'emmerde. Parce qu'il accapare. Parce qu'il répète les moments où il accaparait l'attention de sa maman rien que pour lui... (chut, ta gueule Oedipe, tu vas nous faire remarquer).
Il reste une dernière possibilité: celle du chieur qui exprime son devenir-connard. C'est celui qui dira à la chic nana:
" Ah, y aura de la Chimay? et telle guest Star du milieu? ah, alors dans ce cas-là, ouais, je vais réfléchir, mais c'est pas sûr... je te dirai ça bientôt. Oui, le 8. Oui, vers 19 h 30."
Je me sens franchement connard, ce soir, je sais pas pourquoi...
19:33 Publié dans Ce mec a raison | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : Dire non puis oui à une invitation, science-fiction, chieur, connard, Daylon is God, Transhu is God
Hapax Illiana: la bande-son
La nouvelle étant désormais achevée et soumise à la sagacité de mes lectrices et de mes lecteurs les plus acérés (dont l'impitoyable Damasio, je fais dans mon futal à l'idée de recevoir prochainement son avis), je vous livre ici la bande-son de la nouvelle...
D'abord le Minor Blues de Django, pour le café, à l'aube:
Et puisque ces connards de Youtube et de Dailymotion n'ont pas de vidéo potable de l'Oriental Shuffle, de l'Impromptu, je vous mets Illiana rien que pour vous, sur la roue de la fortune de ce cher Boèce:
Et on finit en beauté avec le "feu inoubliable", qui a vraiment scandé pendant six ou sept mois l'écriture du texte...
19:07 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Musique, science-fiction, kitsch, U2, Django Reinhardt, The unforgettable fire
06.01.2008
Appleseed - quelques aperçus
Un bon aperçu du film, avec Nightwish en bande-son (dédicace spéciale à Damien...):
L'ouverture:
18:35 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Manga, cinéma, science-fiction, Appleseed, Akira, Avalon, film


